La crise aux Etats-Unis, pays du libre échange, connait un mouvement de contestation visant à limiter l’usage de l’outsourcing et surtout de l'offshore dans le domaine publique. Il a pris de plus en plus l'ampleur durant toute l'année 2010 :- Janvier 2010, lors de son discours du « State of the Union », le président Barack Obama revient sur l’un de ses thèmes de campagne et réaffirme sa volonté de favoriser la création d’emploi aux Etats-Unis par le biais des taxes.
- Mai 2010, un groupe de pression lance un spot controversé sur les télévisions américaines attaquant Governor Bill Halter pour avoir profité d’une société de services informatique ayant externalisé des emplois en Inde. Voir sur Youtube et Youtube
- Juin 2010, c'est le sénateur Charles E. Schumer de New York qui propose l'introduction d’une taxe de 0.25$ sur tous les appels client (évalué à 1,6 billion) relayés vers une centre d’appel étranger
- Août 2010, le gouvernement fédéral américain double le coût du visa temporaire H-1B visa pour les travailleurs qualifiés utilisé par les entreprises en Inde pour suivre les activités en onshore.
- Septembre 2010, l’Ohio banni l'usage du sourcing dans ses administrations.
Il est actuellement de plus en plus remplacé par Global sourcing. L’Inde représente un marché de 50 billion de $ dont la moitié pour les Etats-Unis.
Le président Américain Obama, lors de sa visite en Inde en novembre, a cependant affirmé que comme l’ensemble du G20, les Etats-Unis restent attaché à lutter contre le protectionnisme, tout en rappelant qu’il devait aussi défendre l’emploi aux Etats-Unis. Mais le malaise reste perceptible au Etats-Unis. Une étude réalisé par
La question du sourcing ne se pose pas que pour l'administration américaine, mais pour tous les grands pays y ayant recours. Cependant certaines administrations y sont plus sensibles de part le recours important au sourcing et notamment les Etats Unis, le Royaume Uni, le Canada, l'Inde, Hong Kong, Japon et Singapour et leur exposition éventuelle à la crise. La France ne semble pas aussi touchée de part un usage de ses administrations très limité à l'offshore. Ce qui n'est pas le cas de la problématique plus générale des Centres d'Appels ou autres délocalisations qui font régulièrement la une des médias.
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